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Bio

 

Amélie – Love Full Of Hands (EP) [modifier]

Amélie s'ennuyait aux côtés d'une armée de folkeuses se réclamant d'une americana fantasmée. « À quoi bon s'ajouter à cette longue liste sans saveur ni faveurs ? », se demandait-elle. Mais voilà qu'une platine vinyle lui fit les yeux doux, emmenant avec elle sa ribambelle de trente-trois et quarante-cinq des sixties. Cela ne l'étonna pas le moins du monde. Lorsqu'elle pris conscience de son goût pour ces sons d'une époque où elle n'était pourtant pas née, elle s'écria : « Je suis en retard ! En retard ! En retard ! " et se dit que décidément cette platine lui avait apporté quelque chose de spécial. C'est en suivant ces sillons, qu'elle ouvre sa boîte de Pandore et tombe dans un monde aux antipodes de celui dans lequel on la croyait ancrée. Ainsi rencontra-t-elle une galerie de musiciens retors pour se trouver confrontée au paradoxe, à l'absurde et au fantasque…

Amélie [modifier]

«Tintinabullant », ainsi que la décrit une chroniqueuse du Cargo, Amélie est également « curieuse, extravagamment curieuse ». Ce trait de caractère en fait l’exploratrice idéale des genres musicaux, d’autant qu'elle s'est d'emblée montrée d’une insouciance totale du qu'en dira-t-on, s’engageant dans un genre plutôt codifié sans songer un seul instant à la manière dont cela serait perçu. Amélie veut prouver à son entourage, qui semble la considérer comme une simple folkeuse, qu'elle connaît les bonnes personnes et les bonnes manières de revenir à des sonorités rétro et rock'n'roll. Sa culture musicale, sa spontanéité et son sens de la construction mélodique lui évitent toujours les écueils d'un exercice glissant: oser un son pop en conservant ce qu'il faut d'aspérités. Amélie est une musicienne très à l'écoute des êtres étranges qu'elle rencontre. Elle s'arrête souvent pour entendre ce que chaque personne a à lui dire: il est question d'un petit lapin (Eric Pifeteau des Little Rabbits) à la batterie, d'une fanfare dirigée par JB Petit sur Lost Seasons, ou carrément d'une ligne de basse ultra groove sur Hands Full of Love menée de main de maître par Pierre Jacqmin (ex-Vénus).

Autres personnages [modifier]

Eric Pifeteau: avant Love full of hands, Eric Pifeteau est le batteur pour le live suivant la sortie de l'album Dina Dinah (qui marque le passage entre folk et pop)

Pierre Jacqmin: dans le labyrinthe du milieu de la musique, Amélie et Pierre Jacqmin s'étaient déjà croisés à plusieurs reprises lors des tournées du groupe belge Vénus, dans lequel Pierre Jacqmin officiait déjà à la basse.

JB Petit: trompettiste hors pair, il sort de son chapeau impro de cuivres et lignes de tuba, de préférence à l'heure du thé.

Raphaëlle Duquesnoy: la dame de coeur du Noize Maker Studio, où Love Full Of Hands a été enregistré!

Love full of hands [modifier]

Love full of hands est pour Amélie terriblement dépaysant. Dès les premières notes de sa conception, la musicienne s'est retrouvée en proie à une véritable crise d'identité, en raison des métamorphoses de l'industrie du disque, mais aussi de la distance prise avec le milieu du folk auquel elle pouvait auparavant se référer, et qui ne peuvent plus l'aider à comprendre et rationaliser le monde étrange qui l'entoure. Son nouvel EP est le lieu de la contestation, par le biais de l’absurde, d’un certain ordre établi du monde réel, notamment de l’arbitraire de l'équation fille+guitare= folk. Good Bye Quiet River en est le meilleur exemple: il redéfinit comme elle l’entend son nouveau rapport à sa musique et met à jour la nature résolument rétro et pop qui l'habite. Le texte est aussi une critique de l'imagerie des genres musicaux, notamment de leurs clichés "fonctionnels", où chaque chose doit trouver et tenir une place très typée : elle y dénonce donc la consommation excessive de chemises à carreaux, des clips dans la forêt enneigée et des têtes de biches à l'oeil effrayé... Love full of hands est aussi un lieu d’excès, où la gourmandise sonore d'Amélie est sans cesse confrontée à des instruments qui tonnent, qui tintent et qui vrombissent et où la puissance des voix féminines s’exprime sans retenue. Dans cet EP, le temps est déréglé, au point qu’il n’y en a pas assez. On peut interpréter cette nouvelle production de plusieurs façons différentes : on peut en effet la considérer comme un monde surréaliste, coloré et ingénu, ou bien comme un endroit de repli dans lequel Amélie trouve refuge face au piège d'un monde où la logique a été abandonnée au profit de la folie.

Cette biographie est la déclinaison d'un article de wikipedia consacré à une héroïne déjà objet de plusieurs clins d'oeils dans la discographie d'Amélie :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_au_pays_des_merveilles

Elie Brunel.

 


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